Présentée en 1968, la Dynamic marque une rupture dans le design Omega de l'époque : plutôt qu'un boîtier rond classique, elle adopte une forme tonneau légèrement asymétrique, pensée pour épouser le poignet plutôt que de simplement le couvrir. Ce parti pris esthétique, plus proche de l'univers automobile et du design industriel des années 1960-70 que de l'horlogerie traditionnelle, en fait l'une des silhouettes les plus reconnaissables du catalogue Omega de cette période.
La mention "Genève" sur le cadran ne désigne pas un modèle à part mais une gamme : dans la nomenclature Omega de l'époque, les pièces "Genève" occupaient un positionnement intermédiaire, en dessous des Constellation certifiées chronomètre mais au-dessus de l'entrée de gamme. La Dynamic Genève combine ainsi un mouvement automatique fiable et une finition soignée, sans viser la précision chronométrique revendiquée par les lignes plus prestigieuses de la marque.
Produite sur toute la fin des années 1960 et les années 1970, la ligne Dynamic a connu de nombreuses variantes : versions dames et hommes, cadrans unis ou avec date, déclinaisons en acier ou en plaqué or, et plus tard des versions à quartz suivant l'évolution du marché horloger dans les années 1970-80. Cette diversité, combinée à une production moins documentée que les gammes phares de la marque, en fait aujourd'hui une pièce d'entrée de gamme intéressante pour qui veut découvrir le vintage Omega au-delà de la Seamaster.
Sur le marché actuel, la Dynamic Genève reste largement sous-cotée par rapport à sa singularité esthétique : son boîtier signé, son mouvement automatique maison et son statut de pièce de transition entre l'horlogerie classique et le design plus expérimental des années 1970 en font un choix apprécié des collectionneurs qui cherchent une silhouette différente sans les prix des références iconiques de la marque.